samedi 3 janvier 2026

La beauté, acquis social ou perception innée? par le Dr Vladimir Mitz

 La beauté, acquis social ou perception innée?

par le Dr Vladimir Mitz


Une très intéressante interview a été publiée dans le journal Libération du vendredi 2 février 2026,  où  Frédéric Spinhirny,, auteur du livre Le privilège du Beau, cet impensé publié aux éditions PUF.

Le problème posé est” comment traiter de la Beauté, entre Arbitraire Social et Déterminisme Biologique.”

Je souhaite contester cette approche qui me paraît réductrice et qui ferait de la société reine des médias et de l'apparence un agent unique qui modèle et impose une façon de se regarder; cette conception purement sociologique de la beauté,  me paraît ignorer   un inné de la perception de la beauté.


La Beauté, entre Construction Sociale et Héritage Biologique

I. La thèse de Spinhirny : La beauté comme outil de domination

L'article de Libération souligne que pour Spinhirny, la beauté est une norme arbitraire héritée de structures de pouvoir. Son argument principal est que nous avons "éduqué" notre regard à préférer certains standards (symétrie, jeunesse, minceur) qui coïncident souvent avec les attributs des classes dominantes.

  • Le concept de "Privilège Beau" : Il suggère que la société "fabrique" la beauté par la publicité et la culture, créant ainsi une hiérarchie injuste. il faut bien sûr admettre que la société impose ces normes de beauté au travers de la publicité et du star system. Les gens du spectacle ont aussi parfois  eu recours à la chirurgie esthétique;t cela pose d'ailleurs le problème du concours des miss  que Spinhirny  conteste avec vigueur.

  • L'enjeu politique : Il propose même des mesures comme des quotas de diversité physique dans les médias pour "déconstruire" ce privilège.Il n'est pas du tout opposé à la chirurgie esthétique qui vise à rétablir un équilibre personnel chez des patients qui présentent des complexes. Il signale très précisément l'impact de la beauté dans le cadre du travail ou les dirigeants vont plutôt choisir les employés présentant un charme personnel fait passer au second degré des compétences professionnelles; c'est quelque chose pour lequel tout le monde est d'accord cela explique la lutte de tous ceux qui présentent un handicap physique pour trouver un emploi pays de leurs compétences

 L'argument fort de l'innéité : La beauté comme "invariant biologique"


Dans mon souvenir personnel,  je me rappelle comment dans les classes  que je fréquentais,  alors que je n'avais reçu aucune formation ni sur la beauté ni sur le nombre d'or,  certains des élèves me paraissaient avoir beaucoup de chance car ils étaient très beaux, naturellement, et que la majorité des élèves dont je faisais partie n'arrivait pas à attraper cette lumière qui en faisait des êtres à part.

  1. L'universalité des critères : Malgré les variations culturelles (parures, mode), certains critères restent constants à travers les époques et les continents : la symétrie du visage et la texture de la peau. Ces éléments sont des indicateurs biologiques de santé et de fertilité. On peut y rajouter l'allure générale,  la façon de se mouvoir dans l'espace,  une grâce naturelle qui fait la différence  pour les garçons en créant une sorte d'autorité naturelle,  et pour les filles c'est la différence entre celle  qui ont une élégance de comportement comme pour danser ou pour se mouvoir dans l'espace.

Aucun parent ni aucun professeur ne nous a enseigné cela nous a conditionné en établissant une échelle de valeur concernant la beauté naturelle,  c'est quelque chose qu'on apprend par soi-même,  et ce depuis la plus tendre enfance.

  1. L'instinct des nouveau-nés : Des études (notamment celles de Judith Langlois) montrent que des nourrissons de quelques jours fixent plus longtemps les visages jugés "beaux" par les adultes. À cet âge, l'influence culturelle est nulle : la préférence est donc innée. J'ignore c'est les bébés où les enfants de moins de 4 ans se comparent déjà aux autres enfants et expriment des goûts particuliers.

  2. La grammaire de la Beauté : On peut comparer la beauté à la langue. Si le vocabulaire change, la grammaire (les proportions, comme le nombre d'or) semble inscrite dans notre architecture cognitive. Certainement il existe une inégalité parmi les enfants dans le domaine de la curiosité vers la création artistique, car tous les enfants ne vont pas devenir créateurs,  mais la perception du beau  est inscrite en eux, quitte à ce qu'il luttent  par une sorte de perversion pour se singulariser; c'est t ce que l'on constate régulièrement sur les réseaux sociaux.

Pourquoi Spinhirny fait-il l'impasse sur l'inné ?

L'erreur de l'approche de Spinhirny, selon moi, est  de confondre la reconnaissance de la beauté (qui est naturelle) avec son exploitation (qui est sociale).

  • Réalité biologique vs Justice sociale : Dire que la beauté est innée n'est pas une apologie de l'injustice. C'est simplement reconnaître une réalité anthropologique. Vouloir "abolir" le privilège de la beauté par des décrets, c'est comme vouloir abolir le privilège de l'intelligence ou du talent musical : ce sont des données naturelles qui créent certes des écarts, mais qui ne sont pas des constructions malveillantes.

  • Le risque de l'égalitarisme esthétique : En niant l'innéité du beau, Spinhirny réduit l'esthétique à une simple idéologie. Or, la beauté est aussi une source de plaisir désintéressé et d'aspiration humaine qui dépasse les rapports de force.

En conclusion, si Frédéric Spinhirny a raison de pointer du doigt les dérives discriminatoires liées à l'apparence, son analyse manque de pertinence biologique. La beauté n'est pas qu'un préjugé historique ; elle est un signal évolutif que nos cerveaux sont programmés pour détecter. Prétendre que la beauté n'est qu'une construction sociale revient à nier une partie de notre nature humaine. L'enjeu n'est peut-être pas de "rendre tout le monde beau" par la loi, mais d'apprendre à ne pas transformer une préférence biologique en un critère de valeur morale ou professionnelle.

Le développement récent de l'industrie de la beauté, de la médecine esthétique, et de la chirurgie esthétique (autrement plus agressive ) ne font que prolonger une préoccupation immémoriale!   l'individu peut se débarrasser d'un complexe qui l'opprime;  peut-être de façon égoïste,  mais comme le disait le professeur Jean Bernard,  pourquoi pas avoir recours à une amélioration de notre corps puisque techniquement cela est possible.

L'article du 2 janvier 2026 présente l'ouvrage de Spinhirny comme un manifeste contre la tyrannie de l'apparence. L'auteur y voit une construction culturelle servant à opprimer. 

La beauté n'est pas un décret social, mais une réalité biologique pré-programmée. Le "privilège" ne serait pas une invention politique, mais la conséquence d'un instinct archaïque.

L'article du 2 janvier 2026 présente l'ouvrage de Spinhirny comme un manifeste contre la "tyrannie de l'apparence". L'auteur y voit une construction culturelle servant à opprimer. Votre thèse sera l'inverse : la beauté n'est pas un décret social, mais une réalité biologique pré-programmée. Le "privilège" ne serait pas une invention politique, mais la conséquence d'un instinct archaïque.

 Le cerveau n'attend pas la culture comme l'indique plaisamment Gemini!

les structures profondes de la beauté sont invariantes.

  • La Symétrie et la Santé : Partout dans le monde, la symétrie bilatérale est perçue comme un signe de santé génétique. Un visage symétrique signale un développement sans parasites ni mutations graves.Mais en pratique la symétrie parfaite n'existe pas , Et les artistes prétendent même que c'est une petite asymétrie qui peut générer un sentiment de beauté;  la fabrication d'une beauté absolue par l'intelligence artificielle avec une symétrie parfaite du visage rend celui-ci banal; ce n'est pas le premier choix des observateurs déterminer visage particulièrement beau un 

L'expérience des nourrissons : Des recherches (notamment celles de Judith Langlois) démontrent que des bébés de 2 à 6 mois fixent plus longtemps les visages jugés attractifs par les adultes. À cet âge, le bébé n'a pas lu de magazines de mode ni subi d'influence médiatique. Son attirance est innée.

  • Référence : Langlois, J. H., et al. (1987). "Infant preferences for attractive faces: Rudiments of a stereotype?" in Developmental Psychology.

  • Des nourrissons de 2 à 3 mois ont été exposés à des paires de visages (jugés au préalable comme "attractifs" ou "non-attractifs" par des adultes). Les bébés fixaient systématiquement plus longtemps les visages attractifs.

  • Puisque le système visuel du nourrisson n'a pas encore été exposé aux médias ou aux préjugés parentaux, la préférence pour certains traits (symétrie, "averageness") est pré-câblée dans le cerveau humain.




 La Beauté agit comme un signal, c'est un héritage de l'évolution.

Spinhirny parle de "privilège injuste". ais à mon avis, ce privilège est la traduction sociale d'un mécanisme de survie.

  • Le visage comme "carte d'identité biologique" : Ce que nous appelons "beauté" est en réalité un système de signaux. Une peau lisse indique l'absence de maladies ; un teint éclatant indique une bonne oxygénation. Il se produit un consensus général dans chaque société en fonction de normes raciales particulières pour juger que l'autre est beau; d'ailleurs ce sens de la beauté est t perceptible  dans les différentes races,  car cette sensation de beauté bien que variable naturellement,  reste néanmoins immanente: un blanc peut trouver beau et noir ou un asiatique  avec des arguments qu’ il peut ou non expliciter; les critètrd  sont de plus très variables en fonction desgcoûts de chacun,  mais une concentration de la perception de la beauté se produit  à chaque rencontre  de l’autre.

  • La sélection sexuelle : Comme le plumage du paon, la beauté humaine est un outil de sélection. Nier l'innéité du beau, c'est nier la théorie de l'évolution de Darwin. Le cerveau humain a évolué pour être "récompensé" (via la dopamine) lorsqu'il perçoit des traits synonymes de grâce et de séduction.

Les études scientifiques poussées ont montré il existe une activation du cortex Orbito frontal quand on voit  des images de  visage attractifs

Référence : O’Doherty, J., et al. (2003). "Beauty in a smile: the role of medial orbitofrontal cortex in facial attractiveness."

En effet, l'imagerie cérébrale montre que la vue d'un visage beau active les zones de la récompense (le striatum ventral et le cortex orbitofrontal), les mêmes zones stimulées par la nourriture ou l'argent.Cela se produit par une sécrétion de dopamine ,

Le plaisir esthétique est un "shoot" de dopamine instinctif. On ne peut pas "déconstruire" socialement un réflexe neurologique. 

Le "privilège" dénoncé par Libération est en réalité une réaction neurochimique incontrôlable

Déconstruire cette idée de beauté  par une éducation adaptée est un des projets du Spinhirny

L'impuissance de la loi face à l'instinct : On peut légiférer sur l'égalité salariale (et on le doit), mais on ne peut pas légiférer sur le désir ou l'attirance. Si la beauté est innée, elle est une force de la nature que la culture peut tempérer, mais jamais effacer.La société contemporaine va plutôt vers la recherche de plus de beauté plutôt que de créer un anonymat clonique visant une égalité démocratique de l'apparence.

Le danger du déni : En voulant faire de la beauté un simple "impensé social", Spinhirny refuse de voir la complexité de l'être humain, réduit à un pur produit de son environnement. C'est une vision "table rase" que les neurosciences modernes contredisent.Sans vouloir enlever le mérite remarquable d'avoir écrit ce livre attirant l'attention sur ce problème de la société contemporaine, une contestation raisonnable me paraît être de bonne aloi  au moins pour relancer ce débat tu es entre philosophie, sociologie,  et conception éducative.

mercredi 26 novembre 2025

mercredi 12 novembre 2025

Augmenter sa poitrine pour obtenir un effet naturel

 Augmenter sa poitrine pour obtenir un effet naturel est tout à fait possible

Comme vous pouvez le voir, une augmentation mammaire  que j'ai pratiquée , 

-dans un cas pour des seins  simplement tombants

- et dans l'autre le cas parce que les seins étaient de volumz insuffisant

L'opération  à donnéun résultat agréable avec une durée de vie des implants prévue pour une vingtaine d'années.

L'introduction de ces implants se fait par une voie axillaire  c'est-à-dire sans cicatrice visible: mais c'est une voie un peu plus complexe, qui n'est pas la préférée de beaucoup de chirurgiens et je peux le regretter.

Le volume des  implants les plus utiliés en fFance  est  compris entre 280 et 300 cm cube, pour les patients d'origine européenne et qui ne souhaitent pas figurer dans des manuels d'excitation masculine!

Les compliations sont plutôt rares, telles l' insatisfaction post opératoire, à cause d'une asymétrie, souvent préexistante d'ailleurs, l'infection ou les coques dures autour des implants.

J'ai un sont actuellement obligés de faire une déclaration les patientes porteuses de prothèses mammaires tu as un registre des prothèses qui est soumis au secret médical mais qui permet d'un suivi très rigoureux de ces patients.

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mercredi 10 septembre 2025

Peut-on se faire opérer du nez à l'âge de 16 ans?

 La demande de rhinoplastie chez les jeunes ne cesse de croître ; on pourrait penser la génération des moins de 20 ans très immatures; mais il n'en est rien!

L'addiction aux réseaux sociaux, les exemples de star du cinéma ou de la télé réalité qui ont subi cette opération et finissent par l'avouer en attribuant le succès de leur carrière à de petites transformations de leur nez pousse les jeunes gens qui ne s'aiment pas au niveau de l' apparence à demander une opération correctrice.

Ils viennent parfois consulter sans leurs parents et déjà avec des photographies de référence auxquelles ils voudraient ressembler!

Il est impossible d'opérer un jeune qui n'a pas sa majorité sans le consensus de sa famille!

Les consultations sont compliquées parce qu'il faut à la fois répondre à un sentiment d'urgence, à bien analysé les éléments objectifs tu crées une disgrâce au niveau du nez, expliquer qu'il s'agit d'une opération beaucoup plus souvent plus d'une injection d'acide hyaluronique, et qu'il faut plusieurs mois d'évolution pour parvenir à un résultat naturel qui ne fasse pas remarquer que le nez a été opéré ou même qu'il est raté!

Néanmoins comme le montre l'exemple de Marilyn Monroe, une rhinoplastie bien faite chez un jeune qui poursuit une carrière médiatique peut être très favorable, mais cela nécessite une expérience importante de la part du chirurgien pour créer un joli nez adapté au visage, qui fasse naturel et jeune, et qui s'intègre parfaitement aux contour normaux du visage ,tout en apportant une touche de grâce et de finesse.

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