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émission radio sur les oreilles décollées
la chirurgie esthetique au quotidien:un billet d'humeur par un chirurgien esthetique toujours ardent:le docteur vladimir mitz
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Par le docteur Vladimir Mitz 26 février 2025
Ce n'est pas une mince affaire qui fait actuellement débat entre les chirurgiens esthétiques,les chirurgiens plasticiens et la sécurité sociale.
L'état de lipoedème doit-il être considéré comme une maladie et donc être pris en charge par la sécurité sociale en ce qui concerne son diagnostic et son traitement, ou n'est-il qu'une forme plus sérieuse de dystrophie graisseuse profonde qui entraîne un préjudice esthétique auprès des patients, qui depuis belle lurette espère dans la liposuccion pour être amélioré au niveau de la forme de leur corps, mais également au niveau des inconvénients fonctionnels de cette graisse accumulée et qui fait mal.
Enfin quelle est la limite de séparation entre le lipoedème et le lymphoedème qui est un blocage des voies lymphatiques des membres?
Un petit historique
En 1940 les Drs Allen et Hines à la Mayo Clinic décrivent une affection particulière au niveau des membres inférieurs, constituée de grosses jambes qui sont douloureuses mais qui ne présentent pas à l'évidence de troubles de la circulation lymphatique Cette découverte ne fait guère parler d'elle.
En 1978 le docteur Yves Gérard Illouz invente la liposuction qui va bouleverser la chirurgie mondiale en devenant l'opération la plus pratiquée au monde et qui consiste à dégraisser les graisses profondes situées sous la peau des membres inférieurs des membres supérieurs mais aussi au niveau du cou.
Le lipoedème est en constitutif d'une maladie , il a vocation à être pris en charge pour son diagnostic et sa réparation par la sécurité sociale par des opérations dérivées de la liposuccion..
Au contraire, la simple déformation graisseuse de la silhouette est considérée comme purement esthétique et n'a pas vocation à être prise en charge par la sécurité sociale.
La prise en charge d'une déformation esthétique qui peut parfois s'apparenter à une pathologie peut être une tentation pour la patiente qui souhaite ne pas payer une opération purement esthétique; cela peut être aussi la tentation d'un chirurgien qui se laisse manipuler par une patiente indélicate ou agressive.
Il est donc fondamental de tracer une frontière entre ces deux affections qui pourtant ont des points communs qui ne sont pas si simples à délimiter.
Encore plus préoccupant et sérieux est le lymphoedème d'un blocage des voies lymphatiques et qui entraîne un gonflement parfois monstrueux et asymétrique des membres inférieurs ou supérieurs par blocage des voies lymphatiques et des ganglions qui peuvent être inopéranst pour drainer la lymphe des membres.
Les signes francs de lipoedème
1) un gonflement douloureux spontanément et encore plus à la pression au niveau d'un ou des deux membres surtout au niveau des membres inférieurs mais qui respecte la cheville et le pied
2) l'existence d'une ballonisation de la Graisse sous-cutanée avec parfois un aspect cellulite
3)Une évolution en aggravation rapide d'un ou des deux côtés sans forcément une symétrie absolue mais néanmoins rarement unilatérale
4)Une étude par IRM un peu spéciale permet de retrouver éventuellement des images tardives d'imprégnation lymphatique entre les masses adipeuses des membres ce qui signale au moins une inflammation locale il peut expliquer les douleurs du lipoedème.
Les signes francs de lymphoedème
Le lymphoedème est une pathologie bien caractérisée depuis très longtemps car il a été reconnu depuis l'Antiquité. Il consiste en un gonflement qui peut devenir majeur doublant ou triplant le diamètre d'un membre inférieur,
La cause en est un blocage lymphatique d'origine congénitale ou infectieuse; et les traitements sont très difficiles.
la cuisse, la jambe, et le pied sont gonflés, mais le repos la jambe en l'air ne soulage que très modérément la symptomatologie .Parfois le gonflement matin que la jambe et le pied mais avec le temps il peut s'étendre à la cuisse et même au bassin.
2) il existe un signe du godet c'est-à-dire que si l'on appuie avec le doigt il persiste un creux dans les tissus, creux qui met un peu de temps pour se résorber.
3) il existe aussi des épisodes infectieux surtout à streptocoque qui entraîne une lymphangite c'est-à-dire une infection grave du Membre qui nécessite un traitement urgent par antibiothérapie adaptée;
Le lymphoedème est une affection chronique assez désespérante et pour laquelle on ne se pose guère de problème sémantique car on voit bien qu'il s'agit d'un problème grave et sérieux de santé.
4)Les examens de type IRM ou avec injection de produits de contraste dans les vaisseaux lymphatiques font la preuve qu'il s'agit bien d'un blocage lymphatique et non pas d'un simple Lipoedème.
Les signes francs d'une lipodystrophie inesthétique
L'aspect de disgrâce esthétique prédomine le vécu de la patiente ou du patient. il s'agit d'une infiltration à différents étages du corps réalisant des syndromes de la moitié inférieure du corps du tiers moyen du corps ou du tiers supérieur du corps atteignant les bras et le torse.
1) l'infiltration graisseuse est mixte aussi bien sous la peau que plus en profondeur en forme d’amas qui créent des stéatomérie,s sorte de lipomes remplis d'une graisse molle mais qui est indolore à la pression; Et pourtant cette infiltration est indolore mais est esthétiquement insupportable.
2) l'évolution est très progressive avec une participation génétique indubitable mais aussi consécutive à un dérèglement alimentaire et aussi par des intoxications épigénétiques(alcool, tabac, abus de sucres).
3)les tentatives d'amaigrissement permettent au patient de mincir mais ne changent pas régulièrement les formes disgracieuses au niveau des amas graisseux profonds.
3) les examens échographiques ou IRM ne révèlent qu'une graisse banale avec des travées qui ne sont pas fibreuses.
Des formes intermédiaires existent.
Le problème vient du fait qu'une lipodystrophie très ancienne peut entraîner un blocage lymphatique et évoluer progressivement vers ce qui semble être un lipœdème..
Un autre problème est lié au fait qu'il y a des formes mixtes de lipodystrophie et de lymphoedème qui vont nécessiter une opération un peu spécifique qu'on appelle une lympho liposuccion pour essayer d'améliorer ces cas.
Quelle doit être à la place du thérapeute ?
Deux objectifs sont dans la tête de celui qui doit soigner ces pathologies:
1) faire un diagnostic aussi éthique que possible pour ne pas faire passer de la chirurgie esthétique sur de la chirurgie réparatrice
2) être sincère et honnête avec le patient ou la patiente en ne faisant pas basculer une pathologie sur l'autre au gré de la demande mais en s'appuyant sur des signes francs y compris sur des examens de type IRM très spécialisé pour faire le diagnostic d'un blocage lymphatique ou d'une stase entre les lobules graisseux.
Il faut à toute force résister à l'effet d'aubaine que représente la possibilité d'une prise en charge par la sécurité sociale d'une liposuccion qui peut certes poser des problèmes de circulation sanguine mais n'est pas un véritable Lipoedème..
Quel est le traitement du lipoedème?
La base du traitement du lipoedème est l'utilisation de la liposuccion que certains collègues modifient actuellement en l'associant par utilisation de canules vibrantes, ou de laser ou d'ultrasons pour faire fondre la graisse plus facilement et moins fatiguer le chirurgien.
Dans ma pratique j'utilise une infiltration préalable très importante de sérum physiologique avec de la lidocaïne adrénaline est très diluée et de l'exacyl qui est un produit qui diminue le saignement.
Il s'agit de liposuccion étendue pratiquement circulaire au niveau des membres, dont l'effet d'amélioration se produit en deux mois environ, après relativement peu douloureuse mais parfois avec des hématomes post-opératoires impressionnants.
Le port de collants de contention est très important pendant 3 semaines post-opératoire puis une activité physique pour mobiliser les muscles des membres inférieurs est fondamentale. C'est au 4e mois que l'on juge la qualité du résultat au niveau des membres inférieurs.
Dans environ 20 % des cas une deuxième intervention de retouche peut être nécessaire après une année d'évolution.
L'Effet d'amélioration sur les douleurs préopératoires est présent dans 80% des cas, mais le résultat cosmétique peut-être plus aléatoire à cause de l'évolution et du programme génétique de chaque patient.
Mon
stage chez le professeur Daniel Morel Fatio à l’hôpital hospice d’Ivry sur
seine
Le professeur Morel Fatio reste un grand
méconnu parmi les chirurgiens plasticiens français; pourtant il a t été très rapidement celui qui
a été entouré par une cohorte de jeune chirurgiens plasticien remarquables, dont
le docteur Claude Nicoletti, le docteur Daniel Marchac, le docteur Jean-Pierre
Lalardrie qui parmi d'autres ont marqué leur époque par des découvertes et des
actions chirurgicales novatrices à la suite de leur collaboration avec Morel
Fatio.
Le
personnage de Morel Fatio
Daniel Morel Fatio avait 65 ans en 1976, né à
Paris en 1911.
Il devint chirurgien des hôpitaux sur concours
; grand ami du professeur Claude Dufourmentel, il fonda la Société de chirurgie
plastique réparatrice française en 1952 avec le docteur Paul Tessier et Raoul
Tubiana, ce dernier se spécialisant davantage dans la chirurgie de la main.
Morel
Fatio était un personnage extrêmement complexe ressemblant physiquement à Paul
Meurisse, l'acteur célèbre des années 1950-1970; il en avait la dégaine mais en
plus il se promenait, pour faire la visite des patients dans les salles,
communes à l’époque, véritables cathédrales bruyantes, accompagné de sa
surveillante générale qui tenait en laisse son petit chien précieux.
Étaient aussi hospitalisés des patients qui
présentaient des fractures, notamment du col du fémur : un des chefs de
clinique était donc un orthopédiste et l'autre un chirurgien plasticien ; juste
avant moi ce fut la très célèbre Françoise Firmin qui s'est illustrée dans les
reconstructions d'oreilles dans l'équipe du Professeur Paul Tessier.
Les staffs du service était mémorable car tous
les assistants étaient présents et les patientes se dénudent devant cet
aréopage pour montrer leurs seins ou leurs problèmes de chirurgie réparatrice ;
Si certaines étaient offusqué les autres comprenaient que c'était important
parce qu'il y avait des discussions pour déterminer quelle était la meilleure
technique opératoire à leur proposer. Cette conception du staff m'a marqué et
j'ai moi-même persisté pendant toute ma carrière à organiser des staffs plus
intimistes pour préserver la pudeur des patients mais en même temps discuter
entre collègues des meilleurs choix thérapeutiques.
Le professeur Morel Fatio avait très peu
d’intérêt pour les internes surtout d'origine étrangère, mais un peu plus de
respect pour les chefs de clinique ; il était très attaché à ses assistants.
Assez hautain et même précieux il avait non
seulement cette pratique de chirurgie esthétique à l'hôpital mais aussi un
cabinet en ville: cela explique qu'il était très fort en matière de chirurgie
esthétique à une époque où très peu de chirurgiens s'intéressent à ce domaine. Aussi
c'était notre chance de pouvoir observer ses techniques opératoires. De plus
c'était un chirurgien adroit, très habile, rapide ; il connaissait bien le
principe des lambeaux de reconstruction pour réparer les plaies des membres.
Les apports scientifiques du professeur
Daniel Morel Fatio
A cette
époque Daniel Morel Fatio
s'intéressait avec Lalardrie aux séquelles de paralysie faciale ,
notamment au niveau des paupières paralytiques au décours des paralysies
faciales, par inertie du muscle
orbiculaire palpébral; après
beaucoup de tâtonnements, ils avaient réussi à concevoir un ressort en forme
d'épingle ouverte implanté dans la
paupière supérieure: une branche au-dessus du tarse et l'autre dans la région
sous orbitaire osseuse; la faible force de du ressort palpébral permettait au
patient, par action de son muscle releveur de la paupière supérieure, à ouvrir
les yeux qui ainsi pouvait se fermer passivement. Cette idée extrêmement
astucieuse se heurta petit à petit à un problème ennuyeux qui était l'issue des
fragments du ressort métallique au travers de la peau.
Cette technique fut donc abandonnée, au profit
de la technique du cerclage de la fente palpébrale par un fil siliconé, une
innovation chirurgicale apportée par le professeur Arion. Mais ce fil est
également cassant, et ne donne 100 % de bons résultats, bien au contraire.
Les rhinoplasties du docteur Morel Fatio
L’opération
de rhinoplastie paraissait simplissime entre ses doigts ; apparemment ;il avait
bien assimilé les techniques de Jacques Joseph, le chirurgien de Berlin qui
avait mis au point les rhinoplasties par voie endo nasale.
Le patron DMFl utilisait des tampons de
cocaïne pour anesthésier l'intérieur de la muqueuse nasale ; les patients
étaient opérés sous anesthésie locale pure avec sédation.
C'était très surprenant qu'ils endurent sans
trop de hurlement les ostéotomies latérales, pratiquées à légers coups de burin
et marteau ; Habile rapide et toujours un peu systématique, DMF utilisait une technique
pratiquement la même pour tous les cas, avec une bossectomie par râpage ou
résection, puis les ostéotomies latérales ; des gestes très modérés par voie endo
nasale pour retailler la pointe nasale. La mode était à ce moment-là à que les
nez soient en trompette, à la parisienne, rajeunissant avec une petite courbure
vers concave le haut au niveau de l'arête. Je ne l'ai jamais vu faire de
réinclusion ni osseuse ni cartilagineuse.
Des
mèches et un petit plâtre pour finir le travail et hop le patient pouvait
sortir après une heure ou deux de séjour dans un lit de l'hôpital, qui était en
plus un hospice de vieux…
Mes rapports difficiles avec le
professeur Morel Fatio
On ne peut pas dire que j’ai eu des rapports
privilégiés avec lui; de plus je revenais des États-Unis où j'avais appris les
techniques de microchirurgie: je souhaitais opérer des urgences de la main; une
nuit j'ai appelé le docteur Daniel Marchac qui a fait toute la route pour venir
depuis son domicile lointain pour attendre que j'ai commencé puis fini
l'intervention de réparation d'une main blessée; depuis ce jour je garde une
estime très importante pour Daniel Marchac qui avait accepté de jouer le jeu de
l'ancien venu couvrir le petit jeune à l'appétit chirurgical démesuré.
Un
autre sujet de friction était lié à mes rapports difficiles avec Françoise
Firmin qui était devenu assistante dans le service ; elle était réticente à la
pratique de la microchirurgie ; c'est ainsi qu'elle me refusa l'indication de
pratiquer un lambeau de microchirurgie pour resurfacer le cou d'un jeune homme
qui avait été très sévèrement brûlé, avec une symphyse entre le menton et le
sternum.
J’étais contrarié qu'elle refuse cette
réparation par microchirurgie, mais je dois dire qu'à la fin j’ai pratiqué une
grande greffe de peau totale qui a donné un résultat tout à fait remarquable.
La sagesse est dans l'ancienneté et pas dans
la précipitation pour exploiter des techniques que l'on pense maîtriser et qui
ne sont pas forcément la meilleure solution dans certains cas.
Le devenir du professeur Morel Fatio
J’ai quitté son service pour aller dans d’autres
services de chirurgie plastique, notamment comme chef de clinique chez le
professeur Claude Dufourmentel à l'hôpital Saint-Louis, Nous apprîmes par voie de presse et scandale
que le fisc était tombé sur le dos du professeur Morel Fatio à cause d’ un
problème de négligence de déclaration de
revenus; je crois que cela a brisé sa
carrière; nous ne l'avons plus vraiment revu dans les congrès car Il faisait
pâle figure et tête basse il est décédé en 1988, Il n'a pas vraiment donné de
descendance chirurgicale marquante, mis à part les PR Nicoletis, Lalardrie et
Marchac..
La beauté, acquis social ou perception innée?
par le Dr Vladimir Mitz
Une très intéressante interview a été publiée dans le journal Libération du vendredi 2 février 2026, où Frédéric Spinhirny,, auteur du livre Le privilège du Beau, cet impensé publié aux éditions PUF.
Le problème posé est” comment traiter de la Beauté, entre Arbitraire Social et Déterminisme Biologique.”
Je souhaite contester cette approche qui me paraît réductrice et qui ferait de la société reine des médias et de l'apparence un agent unique qui modèle et impose une façon de se regarder; cette conception purement sociologique de la beauté, me paraît ignorer un inné de la perception de la beauté.
L'article de Libération souligne que pour Spinhirny, la beauté est une norme arbitraire héritée de structures de pouvoir. Son argument principal est que nous avons "éduqué" notre regard à préférer certains standards (symétrie, jeunesse, minceur) qui coïncident souvent avec les attributs des classes dominantes.
Le concept de "Privilège Beau" : Il suggère que la société "fabrique" la beauté par la publicité et la culture, créant ainsi une hiérarchie injuste. il faut bien sûr admettre que la société impose ces normes de beauté au travers de la publicité et du star system. Les gens du spectacle ont aussi parfois eu recours à la chirurgie esthétique;t cela pose d'ailleurs le problème du concours des miss que Spinhirny conteste avec vigueur.
L'enjeu politique : Il propose même des mesures comme des quotas de diversité physique dans les médias pour "déconstruire" ce privilège.Il n'est pas du tout opposé à la chirurgie esthétique qui vise à rétablir un équilibre personnel chez des patients qui présentent des complexes. Il signale très précisément l'impact de la beauté dans le cadre du travail ou les dirigeants vont plutôt choisir les employés présentant un charme personnel fait passer au second degré des compétences professionnelles; c'est quelque chose pour lequel tout le monde est d'accord cela explique la lutte de tous ceux qui présentent un handicap physique pour trouver un emploi pays de leurs compétences
Dans mon souvenir personnel, je me rappelle comment dans les classes que je fréquentais, alors que je n'avais reçu aucune formation ni sur la beauté ni sur le nombre d'or, certains des élèves me paraissaient avoir beaucoup de chance car ils étaient très beaux, naturellement, et que la majorité des élèves dont je faisais partie n'arrivait pas à attraper cette lumière qui en faisait des êtres à part.
L'universalité des critères : Malgré les variations culturelles (parures, mode), certains critères restent constants à travers les époques et les continents : la symétrie du visage et la texture de la peau. Ces éléments sont des indicateurs biologiques de santé et de fertilité. On peut y rajouter l'allure générale, la façon de se mouvoir dans l'espace, une grâce naturelle qui fait la différence pour les garçons en créant une sorte d'autorité naturelle, et pour les filles c'est la différence entre celle qui ont une élégance de comportement comme pour danser ou pour se mouvoir dans l'espace.
Aucun parent ni aucun professeur ne nous a enseigné cela nous a conditionné en établissant une échelle de valeur concernant la beauté naturelle, c'est quelque chose qu'on apprend par soi-même, et ce depuis la plus tendre enfance.
L'instinct des nouveau-nés : Des études (notamment celles de Judith Langlois) montrent que des nourrissons de quelques jours fixent plus longtemps les visages jugés "beaux" par les adultes. À cet âge, l'influence culturelle est nulle : la préférence est donc innée. J'ignore c'est les bébés où les enfants de moins de 4 ans se comparent déjà aux autres enfants et expriment des goûts particuliers.
La grammaire de la Beauté : On peut comparer la beauté à la langue. Si le vocabulaire change, la grammaire (les proportions, comme le nombre d'or) semble inscrite dans notre architecture cognitive. Certainement il existe une inégalité parmi les enfants dans le domaine de la curiosité vers la création artistique, car tous les enfants ne vont pas devenir créateurs, mais la perception du beau est inscrite en eux, quitte à ce qu'il luttent par une sorte de perversion pour se singulariser; c'est t ce que l'on constate régulièrement sur les réseaux sociaux.
L'erreur de l'approche de Spinhirny, selon moi, est de confondre la reconnaissance de la beauté (qui est naturelle) avec son exploitation (qui est sociale).
Réalité biologique vs Justice sociale : Dire que la beauté est innée n'est pas une apologie de l'injustice. C'est simplement reconnaître une réalité anthropologique. Vouloir "abolir" le privilège de la beauté par des décrets, c'est comme vouloir abolir le privilège de l'intelligence ou du talent musical : ce sont des données naturelles qui créent certes des écarts, mais qui ne sont pas des constructions malveillantes.
Le risque de l'égalitarisme esthétique : En niant l'innéité du beau, Spinhirny réduit l'esthétique à une simple idéologie. Or, la beauté est aussi une source de plaisir désintéressé et d'aspiration humaine qui dépasse les rapports de force.
En conclusion, si Frédéric Spinhirny a raison de pointer du doigt les dérives discriminatoires liées à l'apparence, son analyse manque de pertinence biologique. La beauté n'est pas qu'un préjugé historique ; elle est un signal évolutif que nos cerveaux sont programmés pour détecter. Prétendre que la beauté n'est qu'une construction sociale revient à nier une partie de notre nature humaine. L'enjeu n'est peut-être pas de "rendre tout le monde beau" par la loi, mais d'apprendre à ne pas transformer une préférence biologique en un critère de valeur morale ou professionnelle.
Le développement récent de l'industrie de la beauté, de la médecine esthétique, et de la chirurgie esthétique (autrement plus agressive ) ne font que prolonger une préoccupation immémoriale! l'individu peut se débarrasser d'un complexe qui l'opprime; peut-être de façon égoïste, mais comme le disait le professeur Jean Bernard, pourquoi pas avoir recours à une amélioration de notre corps puisque techniquement cela est possible.
L'article du 2 janvier 2026 présente l'ouvrage de Spinhirny comme un manifeste contre la tyrannie de l'apparence. L'auteur y voit une construction culturelle servant à opprimer.
La beauté n'est pas un décret social, mais une réalité biologique pré-programmée. Le "privilège" ne serait pas une invention politique, mais la conséquence d'un instinct archaïque.
L'article du 2 janvier 2026 présente l'ouvrage de Spinhirny comme un manifeste contre la "tyrannie de l'apparence". L'auteur y voit une construction culturelle servant à opprimer. Votre thèse sera l'inverse : la beauté n'est pas un décret social, mais une réalité biologique pré-programmée. Le "privilège" ne serait pas une invention politique, mais la conséquence d'un instinct archaïque.
les structures profondes de la beauté sont invariantes.
La Symétrie et la Santé : Partout dans le monde, la symétrie bilatérale est perçue comme un signe de santé génétique. Un visage symétrique signale un développement sans parasites ni mutations graves.Mais en pratique la symétrie parfaite n'existe pas , Et les artistes prétendent même que c'est une petite asymétrie qui peut générer un sentiment de beauté; la fabrication d'une beauté absolue par l'intelligence artificielle avec une symétrie parfaite du visage rend celui-ci banal; ce n'est pas le premier choix des observateurs déterminer visage particulièrement beau un
L'expérience des nourrissons : Des recherches (notamment celles de Judith Langlois) démontrent que des bébés de 2 à 6 mois fixent plus longtemps les visages jugés attractifs par les adultes. À cet âge, le bébé n'a pas lu de magazines de mode ni subi d'influence médiatique. Son attirance est innée.
Référence : Langlois, J. H., et al. (1987). "Infant preferences for attractive faces: Rudiments of a stereotype?" in Developmental Psychology.
Des nourrissons de 2 à 3 mois ont été exposés à des paires de visages (jugés au préalable comme "attractifs" ou "non-attractifs" par des adultes). Les bébés fixaient systématiquement plus longtemps les visages attractifs.
Puisque le système visuel du nourrisson n'a pas encore été exposé aux médias ou aux préjugés parentaux, la préférence pour certains traits (symétrie, "averageness") est pré-câblée dans le cerveau humain.
Spinhirny parle de "privilège injuste". ais à mon avis, ce privilège est la traduction sociale d'un mécanisme de survie.
Le visage comme "carte d'identité biologique" : Ce que nous appelons "beauté" est en réalité un système de signaux. Une peau lisse indique l'absence de maladies ; un teint éclatant indique une bonne oxygénation. Il se produit un consensus général dans chaque société en fonction de normes raciales particulières pour juger que l'autre est beau; d'ailleurs ce sens de la beauté est t perceptible dans les différentes races, car cette sensation de beauté bien que variable naturellement, reste néanmoins immanente: un blanc peut trouver beau et noir ou un asiatique avec des arguments qu’ il peut ou non expliciter; les critètrd sont de plus très variables en fonction desgcoûts de chacun, mais une concentration de la perception de la beauté se produit à chaque rencontre de l’autre.
La sélection sexuelle : Comme le plumage du paon, la beauté humaine est un outil de sélection. Nier l'innéité du beau, c'est nier la théorie de l'évolution de Darwin. Le cerveau humain a évolué pour être "récompensé" (via la dopamine) lorsqu'il perçoit des traits synonymes de grâce et de séduction.
Les études scientifiques poussées ont montré il existe une activation du cortex Orbito frontal quand on voit des images de visage attractifs
Référence : O’Doherty, J., et al. (2003). "Beauty in a smile: the role of medial orbitofrontal cortex in facial attractiveness."
En effet, l'imagerie cérébrale montre que la vue d'un visage beau active les zones de la récompense (le striatum ventral et le cortex orbitofrontal), les mêmes zones stimulées par la nourriture ou l'argent.Cela se produit par une sécrétion de dopamine ,
Le plaisir esthétique est un "shoot" de dopamine instinctif. On ne peut pas "déconstruire" socialement un réflexe neurologique.
Le "privilège" dénoncé par Libération est en réalité une réaction neurochimique incontrôlable
Déconstruire cette idée de beauté par une éducation adaptée est un des projets du Spinhirny
L'impuissance de la loi face à l'instinct : On peut légiférer sur l'égalité salariale (et on le doit), mais on ne peut pas légiférer sur le désir ou l'attirance. Si la beauté est innée, elle est une force de la nature que la culture peut tempérer, mais jamais effacer.La société contemporaine va plutôt vers la recherche de plus de beauté plutôt que de créer un anonymat clonique visant une égalité démocratique de l'apparence.
Le danger du déni : En voulant faire de la beauté un simple "impensé social", Spinhirny refuse de voir la complexité de l'être humain, réduit à un pur produit de son environnement. C'est une vision "table rase" que les neurosciences modernes contredisent.Sans vouloir enlever le mérite remarquable d'avoir écrit ce livre attirant l'attention sur ce problème de la société contemporaine, une contestation raisonnable me paraît être de bonne aloi au moins pour relancer ce débat tu es entre philosophie, sociologie, et conception éducative.https://radioj.media-j.com/podcast/11/ca-pourrait-vous-plaire-/episode/53773/ca-pourrait-vous-plaire-du-090326 émission radio sur les oreil...