courbet:un rêve!

courbet:un rêve!
ideal de sein??

mercredi 11 juillet 2018

hommage à Jacques le Pesteur, chirurgien esthétique à paris

Sites de coussinets graisseux peu connus du corps humain;
hommage au chirurgien Jacques Le Pesteur,
Chirurgien esthétique à Paris,


Jacques Le Pesteur était mon ami et fut  mon associé et mon compagnon de recherches et de travail
, en tant que chefs de clinique à l’hôpital Saint-Louis ,à l'époque où Claude Dufourmentel était chef
de service de chirurgie plastique reconstructrice esthétique;C’était dans les années 1970!
Jacques le Pasteur était le prince des chirurgiens esthétiques parisiens,  techniquement extrêmement
doué, élégant mais original, brillant mais amical, à l’écoute mais parfois songeur, pétri d’humour sidérant,*
il n'en était pas moins un artiste qui avait fait les Beaux-Arts;sa seconde vie a consisté, sous le nom de
Boroffe,  d’être un peintre expressionniste admiré et ami des plus grands, telle Lydie Aricks; Il a exposé
des tableaux exceptionnellement singuliers, virtuoses, déroutants et parfois remplis d’un imaginaire explosif
et sidéral.!
mais je voudrais ici rappeler quelques unes  des découvertes anatomiques que ce collègue chirurgien
a effectué:  d'une part il a participé au groupe de jeunes collègues français réunis par Paul Tessier et
sous ma direction, explorant la configuration renouvelée du SMAS facial!
Il a découvert avec Françoise Firmin le SMAS nasal, totalement méconnu avant lui.
D’une façon encore originale, il effectua  une étude anatomique poussée sur
les boules graisseuses de Bichat(“le cab”), masses graisseuses profondes du visage,
aux prolongements divers et mystérieux ; Au terme de son étude,Jacques Le Pesteur recommandait
la plus grande prudence avant de les enlever; or c’est devenu opération très à la mode aux États-Unis
et même en France pour creuser un visage trop arrondi;  du fait que la boule graisseuse de Bichat
est plus profonde que les amas de graisse sous-cutanée, il faut pour les enlever une opération
chirurgicale qui peut se faire par l'intérieur de la cavité buccale, donc sans cicatrice visible; mais
l'inconvénient est que le visage devienne vraiment très creux, car la boule graisseuse de Bichat a non
seulement une fonction de remplissage, mais aussi une action du coussin qui permet aux muscles de
la mastication de se contracter sans frottement.

Un autre travail hors normes fut son étude du “casme” ou boule graisseuse du dos du pied;
le casme est une accumulation graisseuse au niveau du dos du pied, qui n’est  pas un
lipome encapsulé;
cette accumulation graisseuse est fréquente et mal connue des médecins et chirurgiens,y compris
des phlébologues; on pourrait la confondre avec un lipome sous-cutané, ce qu'elle n'est pas! Il y a
eu très peu de publications concernant le casme depuis ces 15 dernières années;
Jacques  le Pesteur est parti aux paradis des artistes, mais il reste, à son propos,  pleins d’histoires
dans nos coeurs , et des livres qu’il a écrit:” la chirurgie esthétique au quotidien” et
les fresques de salle de garde


le cab, dessin vladimir mitz                                        le casme dessin vladimir mitz


jacques le pesteur et son fils               tableau de Antoine Boroffe, son pseudonyme


bibliographie
1)Le «CAB» description anatomique et réflexions chirurgicales à propos des boules graisseuses

de Bichat
J Le Pesteur - Annales de chirurgie plastique et esthétique, 1993 - Elsevier Masson
Ann Chir Plast Esthet. 1994 Jun;38(3):289-301.

["CAB" (Corpus Adiposum Buccae). Anatomical description and surgical reflexions apropos of

buccal fat pads].[Article in French]



Abstract

Thirty hemi-faces of fresh cadavers and two centuries of bibliographies have been studied.
Both packed fat and organ fat linked to the mastication, the Corpus Adiposum Buccae (CAB-Bichat's
fat ball) is an anatomic structure which involves the entire hemi-face. The CAB stretches from
the temporal region to the cheek, passing through the zygomatico-malar tunnel
and the pterygomandibular fossa. It is completely enclosed within a partitioned
capsule of varying thickness which allows to recognise it. From its main part,
the Body, the CAB has ten extensions. Size, volume and aspect are
different from one subject to another and one side to another. Its cheek
extensions are inconsistent or disappear with age. However, its outline
remains characteristic. This is not a ball one except in the case
of the foetus and new born and for the most sloping extension, buccal,
which gives its name to CAB. The CAB is always found under the SMAS plane
which keeps it apart from superficial fat. Where fronto-facial liftings are more extensive
and deeper, the CAB becomes an important surgical reference. It is possible
to use the CAB as a local flap for filling in the cheek area. Local partial
amputations have been put forward as an aesthetic goal. In the light
of the present study, the author suggests a discussion with regards
to the validity of these surgical manipulations.”
2)le “CASME”


“Le Pesteur J.
Ann Chir Plast Esthet. 1994 Jun;39(3):377-83. French.


[Adipose pad of the external sub-malleolar fossa. Anatomy and value
in liposuction of the lower limbs].

Abstract

The existence of an adipose formation under the skin of the lateral part of the ankle is constant
in both sexes. It is more important in the female ankle. No anatomical study has been made before,
except for an illustration in Sarrafian's Treatise of Anatomy, where it is described as a "fat pad of the
prelateral malleolar fossa", whereas no actual description is provided in the text. Therefore, there exists
no international anatomical definition (PNA) of this constant superficial formation, and we propose
to adopt Sarrafian's definition (in French: C.A.S.M.E.). This fat pad is located directly under the lateral
malleola, just before the projection of the extensor digitorum brevis muscle. The prelateral malleolar
fat pad is spontaneously visible, as a redundant tissue, on the side of all adult female ankles.
The present study includes anatomical dissections of seven ankles of fresh cadavers. Its surgical
interest resides in the fact that it may affect the results of liposuction of the lower extremities, because
it could be mistaken for a chronic oedema resulting from surgery. In ankle liposuction, it will be advisable
to perform an additional liposuction of this fat pad, with a syringe, to improve results. Therefore it is
important to perform a systematic examination of this fat pad and to note its clinical characteristics
before and after surgery in all cases of liposuctions of all parts of the lower extremities.

PMID

7717674 [Indexed for MEDLINE]”
3) Le SMAS nasal, Le systeme musculoaponeurotique de la face et ses applications chirurgicales
P Tessier, F Firmin, J Le Pesteur - Congrés National de la Societé Française de …, 1974


conclusion
ce court article est un hommage à mon collègue trop tôt disparu Jacques le Pesteur, dont les
travaux originaux d'un caractère singulier mais aussi scientifiques précis et artistiques ne doivent
pas être oubliés!!




lundi 2 juillet 2018

correction délicate d'un grand nez dévié

La correction d'un grand nez dévié peur se révéler très difficile et délicate;
pourtant un chirurgien esthétique doit y arriver, et si possible sans aucune cicatrice:
c'est le cas chez cette patiente jeune et jolie au demeurant, dont le résultat après 6 mois se révèle très satisfaisant!

vendredi 25 mai 2018

lympholiposuccion , une opération méconnue!

avant la lympholiposuccion
La lympho-liposuccion  reste une intervention peu connue, et pourtant très utile pour "dégonfler" les grosses jambes dilatées par une stase veino-lymphatique et les cellules graisseuses géantes;
Cette opération permet de fire dégorger en 48h la lymphe piégée dans les tissus, aussi bien dans les membres inférieurs que dans les gros bras consécutifs à la radiodermite axillaire, résultat malheureux de curages ganglionnaires et d'irradiation massive pour traiter les cancers du sein invasifs !
vous pouvez trouver d'autres renseignements et des explications sur "google my business"
*https://business.google.com/posts/l/14966812203422761601 :
 et aussi sur cette vidéo;*www.dailymotion.com/video/x3e01b9
après la lympholiposuccion, résultat à 6 mois

jeudi 17 mai 2018

la chirurgie esthétique fait peur à certaines artistes célèbres!

la chirurgie esthétique fait peur à certaines artistes célèbres!
On le comprend quand il s'agit de la "bellissima" Laetitia Casta qui "ne veut pas devenir le fantôme d'elle même!" mais cette démarche de réticence est d'abord normale quand , à la quarantaine , la femme est encore fort belle et assume ses tout petits défauts!! c'est plus tard que se produit le déclic, quand génétique et miroir vous trahissent... voici ce qu' écrit GALA:
une interview de laetitia casta 
  "Dans une inter­view accor­dée au maga­zine « Nous Deux », Laeti­tia Casta s'explique sur la chirur­gie esthé­tique. Elle estime que c'est « de la destruc­tion » et assure qu'elle ne passera jamais par la case bistouri. La chirur­gie esthé­tique ? Très peu pour Laeti­tia Casta. L'actrice et top modèle s'est expri­mée sur le sujet dans les colonnes du maga­zine Nous Deux, en kiosques le lundi 7 mai. Elle a un avis très tran­ché sur la ques­tion tout comme Valé­rie Lemer­cier, qui avait déjà fait un plai­doyer anti-chirur­gie. Pour Laeti­cia Casta, la chirur­gie esthé­tique « s'appa­rente à la destruc­tion ». Elle explique : « je ne veux pas deve­nir mon propre fantôme. Je veux rester ce que je suis ». C'est la raison pour laquelle Laeti­tia Casta a toujours souhaité garder cette denti­tion impar­faite, une denti­tion qui a toujours été son atout charme et qui a rendu son sourire mutin unique parmi les sourires souvent figés des mannequins. « Je ne me suis jamais fait arran­ger les dents, par exemple, et mon corps reste le même. C'est un enga­ge­ment que je prends vis-à-vis des autres femmes. En restant moi-même je leur dis : « Restez vous-mêmes, n'ayez pas peur », déclare Laeti­cia Casta. Actrice à succès, mannequin adulé, femme épanouie, Laeti­tia Casta se sent bien dans son corps, elle porte à merveille les 40 ans qu'elle fêtera le 11 mai prochain et ne souhaite en aucun cas prolon­ger une jeunesse fictive. »J'accepte le temps qui passe « , explique celle qui a partagé les planches avec Raphaël Person­naz dans la pièce »Scènes de la vie conju­gale". La chirur­gie esthé­tique n'est pas son truc. « Si mon âme reste belle, alors les photos reste­ront belles », estime-t-elle. Un discours rafraî­chis­sant dans une indus­trie qui pousse toujours plus les femmes à paraître toujours plus jeunes et qui fait de la chirur­gie esthé­tique, le meilleur (faux) ami de certaines stars. 
Selon vladimir mitz en réponse 
"La chirurgie esthétique fait peur aux artistes!
Il est tout à fait compréhensible que les artistes qui vivent de leur physique et de leur image redoutent un changement de leur apparence, et qu'une chirurgie esthétique trop précoce soit préjudiciable à leur carrière; Ce d'autant plus qu'on parle de beaucoup de ratés en chirurgie Esthétique; Mais l'ambition et la noblesse de notre métier et de réaliser des opérations quasiment invisibles, mais néanmoins apportant une subtile amélioration de l'apparence, ou encore un rajeunissement discret et naturel! Dans mon expérience, il apparaît normal que hommes et des femmes de moins de 40 ans répugnent , à l'idée même un acte de chirurgie esthétique; mais c'est plus tard qu’ils ressentent la nécessité d'un acte ponctuel, qui permettra de résoudre un problème sans solution autrement, que de passer par le bistouri ou parfois par des injections de fillers astucieusement pratiqués. Dans le cas de Laetitia Casta, on ne peut que l'admirer, tant elle est belle, malgré ses petits défauts qu'elle même souligne, et qui augmentent encore son charme; J'ai traité de la chirurgie esthétique et de ses ratés parmi les stars dans mon récent livre: la chirurgie esthétique pour ou contre! paru aux éditions Flammarion: la crainte de devenir son propre fantôme doit être supprimée grâce à une chirurgie esthétique astucieuse et et minimale!

samedi 12 mai 2018

comment vieillit un lifting biplan?

c'est une question fréquemment posée par les patients en quête de rajeunissement!
voici un élément de réponse sous forme d'une vidéo d'explications:

mercredi 25 avril 2018

article du journal sud-ouest à propos de mon dernier livre


Chirurgie esthétique. « Les patients sont souvent trop impatients »


Une patiente, lors d'une consultation, avant une opération des paupières.
Une patiente, lors d'une consultation, avant une opération des paupières. | Evgeny Atamanenko

Scandales sanitaires, buzz sur les opérations ratées, la chirurgie esthétique n’a pas toujours bonne image. Quelles questions se poser avant de se faire opérer ? Quelles sont les tendances en France et dans le monde ? Pourquoi la chirurgie des organes sexuels est-elle celle qui connaît la progression la plus importante, depuis quelques années ? Entretien avec le Dr Vladimir Mitz, l’un des précurseurs de la chirurgie micro-invasive en France.
En 2016, l’International Society of Aesthetic Plastic Surgery (Isaps) a recensé 20 362 655 actes de chirurgie et de médecine esthétiques, un chiffre en hausse de 9 % par rapport à 2015. De plus en plus de personnes ont recours à la chirurgie esthétique pour améliorer leur apparence ou se sentir plus en accord avec eux-mêmes ; 86,2 % des actes concernent des femmes, mais les hommes - notamment en France - commencent à s’y mettre (lire ci-dessous).
Les actes les plus fréquents ne sont pas chirurgicaux. Il s’agit des injections d’acide hyaluronique (notamment pour combler les rides) et de toxine botulique (le botox, pour figer les muscles du haut du visage et limiter les rides). Côté chirurgie, les actes les plus fréquents sont l’augmentation de poitrine (implants en silicone), et la chirurgie des paupières. Voici les actes les plus fréquents en 2016 :
Les chiffres de l’Isaps ne prennent pas en compte tous les pays. Il manque notamment la Corée du Sud, où la chirurgie esthétique est très pratiquée, avec environ 1,2 million d’actes par an (notamment des ressortissants de différents pays asiatiques qui viennent y faire du tourisme chirugical). Dans le classement de l’Isaps, les États-Unis sont en tête devant le Brésil. La France est en 10e position.
La chirurgie esthétique a une mauvaise image en France ?
Dr Vladimir Mitz - On reste dans l’idée que ce sont des opérations inutiles. Il y a une méconnaissance de l’injustice au niveau du vieillissement et des complexes que cela introduit. Les buzz sur Internet avec des photos d’opérations ratées, et les scandales liés aux prothèses mammaires n’ont rien arrangé.
Celles-ci sont vraiment sûres, maintenant ?
Oui, elles utilisent des matériaux cohérents. Même si on les coupe en deux, ils ne coulent pas. Les prothèses actuelles peuvent durer plus de 10 ans.
Quelle est la proportion de complications en chirurgie esthétique ?
Cela dépend des opérations, entre 0,5 % et 10 %. Pour les plasties abdominales, avec des grands décollements, le taux global est de 10 %. En France, la loi est très stricte, on ne peut opérer quelqu’un que quinze jours après la consultation, pour donner un délai de réflexion. Et on prend beaucoup de précautions avant. À l’étranger, parfois, le médecin ne voit le patient que le matin même.
Selon vous, les patients acceptent de plus en plus mal le temps nécessaire de la cicatrisation ?
C’est l’effet Amazon. Tout, tout de suite. Penser qu’on peut passer d’un avant à un après, sans le temps de la cicatrisation et l’acceptation du nouveau soi-même est une erreur. Cette perception peut être très perturbée par l’entourage. Tout ça pour ça ? Le chirurgien a deux ennemis. La cicatrisation et l’infection. On comprend comment certaines cicatrices deviennent pathologiques mais on ne sait pas accélérer la cicatrisation. Ce qu’on peut faire, c’est ne pas nuire. Dans mon livre, j’explique que la perception de raté chirurgical n’est pas toujours la même pour le patient et pour le médecin. Si un problème arrive, on peut le plus souvent le rattraper.

Le chirurgien esthétique Vladimir Mitz. | Flammarion
Comment savoir si on est prêt ?
Il faut une relation de confiance avec le chirurgien. La fiabilité du patient, ce n’est pas que le compte en banque, mais savoir s’il va encaisser le choc opératoire. Après un deuil, une rupture, ce n’est certainement pas le bon moment. Il y a parfois des complications psychosomatiques, comme l’apparition de coques autour de prothèses mammaires, parce que le patient n’était pas prêt. Selon moi, le médecin de famille reste le nœud de la bonne orientation. Il ne faut pas le laisser dans le secret, de façon à avoir son avis. Le chirurgien a un pouvoir qu’il doit conserver, le pouvoir de dire non. Et ce n’est pas facile, des clients peuvent être furieux…
Aller se faire opérer à l’étranger pose vraiment problème ? On comprend que cela n’arrange pas les affaires des chirurgiens français…
À l’étranger, les Français vont essentiellement dans les pays du Maghreb et un peu dans les pays de l’Est. Les chirurgiens marocains ou tunisiens sont généralement compétents, ils sont pour la plupart formés dans les universités françaises. Ils ont la capacité technique, mais le problème est que ce ne sont pas eux les référents directs, mais un organisme de tourisme. Cela ne se passe pas toujours mal, mais il y a un problème de suivi. C’est vrai, c’est moins cher, entre un tiers et 50 % de moins qu’en France.
Votre grand concurrent est la médecine esthétique…
Deux molécules, le botox et l’acide hyaluronique ont changé la donne. Les opérations de médecine esthétique ont dépassé celles de chirurgies, plus invasives. Et les liftings ont été en grande partie remplacés par la technique des fils crantés ou tenseurs, qui a fait des progrès, c’est vrai.

Le scandale des implants défectueux de la société PIP a terni l'image de la chirurgie esthétique, mais l'augmentation mammaire reste l'opération la plus pratiquée en France et dans le monde. | Reuters
Quelle est la chirurgie la plus pratiquée en France ?
L’augmentation mammaire, suivie par la liposuccion, qui, pour être réussie, demande un effort personnel. Il faut perdre des kilos en amont et la patiente ne perd pas les kilos qu’elle veut perdre. La graisse sur le corps féminin est organisée comme un abricot, il y a la chair et le noyau. Ce qui est programmé génétiquement est le noyau qui grossit progressivement. La chair est événementielle, c’est ce qu’on mange, le sport…. Le chirurgien aura beau enlever le noyau, si la chair continue de croître, le progrès ne sera pas visible.
Quelle est la part de la clientèle masculine ?
Environ 15 % et elle augmente. Avec deux étages, les paupières à partir de la trentaine, et vers 50-55 ans, quand le pneu apparaît. Et, ce qui est moins connu, la gynécomastie (le développement excessif des glandes mammaires), qui peut apparaître tôt et ne part pas toute seule.
Il y a des spécificités françaises ?
La quête du naturel, par opposition aux anglo-saxons, même si ça commence à changer chez eux aussi. Quand je faisais mes études aux États-Unis, si on faisait un lifting, il fallait qu’on le voie. Cela indiquait qu’on avait pu se payer un chirurgien capable d’effets spectaculaires. En France, le chirurgien doit rester invisible. Il est dans le cœur de la patiente mais c’est tout. La patiente attend qu’on lui dise « tu as bonne mine »« tu as l’air en forme ». Mais surtout pas qu’on lui dise : « Ah, tu as fait un lifting, toi »
Les techniques de chirurgie micro-invasives continuent à évoluer ?
Elles sont constantes et elles ont été immenses. Exemple pour les liftings du front. Avant on ouvrait d’une oreille à l’autre, on abaissait le masque facial et on allait opérer sur le muscle frontal, relever les sourcils, enlever les muscles qui créent les rides du lion. Un chirurgien américain a eu l’idée de faire des petits trous et d’utiliser l’endoscopie utilisée dans la chirurgie digestive. Puis est arrivé le botox et cela a été en partie mis au rancart. Mais on fait maintenant des liftings plus léger, avec peu de décollements, sans forcément couper les ligaments. On peut les replacer. C’est le microlift, qui se fait en ambulatoire.
En matière de lifting. Pendant longtemps, on a manqué de ciment pour donner une jolie forme. Puis on s’est rendu compte qu’on pouvait utiliser la graisse, avec la technique du lipofilling, qui continue à évoluer. Pour l’instant, on n’arrive qu’à 30 % ou 40 % de survie des adipocytes. Elle a d’abord été utilisée pour des reconstructions du sein après cancer, pour des patientes qui ne voulaient pas de prothèse. Pour quelqu’un qui voudrait augmenter sa poitrine, on n’arrive qu’à un demi-bonnet par séance. On ne peut pas injecter de la graisse comme de la crème chantilly.
Vous estimez que la chirurgie esthétique soit accessible aux adolescents. C’est vraiment pertinent ?
Ma première préoccupation est de savoir si le problème est réel. Si oui, il faut trouver un consensus familial, qui n’est pas toujours facile à trouver.
Quel est l’âge minimal, selon vous ?
Quatorze ans. J’ai opéré des jeunes filles de 14 ans avec des hypertrophies mammaires extrêmement importantes. Des garçons de 15 ans avec des nez problématiques. On le fait classiquement pour les enfants avec des oreilles décollées dès l’âge de 7 ans, mais c’est mieux accepté par la société.
Certaines techniques de chirurgie esthétique autorisées ailleurs sont interdites en France ?
La liposuccion au laser. Au début, les systèmes n’étaient pas très au point, il y avait des risques de brûlure. Maintenant, le matériel est plus fiable.
Quelles sont les tendances récentes au niveau mondial ?
L’augmentation des fesses, par lipofilling et prothèses de fesses. Notamment en Amérique latine, où les femmes tiennent à avoir des fesses voluptueuses. Le cas de Kim Kardashian a accéléré le mouvement, et il y a maintenant des demandes en Europe. Mais plutôt par lipofilling.
Le second phénomène est lié au développement de la chirurgie bariatrique (la chirurgie permettant des pertes de poids très importantes chez des obèses). Elle permet de faire perdre, parfois, jusqu’à 100 kg, ce qui entraîne des désordres considérables au niveau cutané. Il a fallu adapter des opérations anciennes. Si nous étions des tailleurs, ce serait comme apprendre à faire des vestes les plus étriquées, possibles là où avant on taillait des capelines. Aux États-Unis, on peut trouver six chirurgiens travaillant ensemble pendant 18 h pour qu’il n’y ait qu’une seule opération. Je pense que c’est dangereux d’opérer au-delà de quatre heures. Il vaut mieux faire plusieurs opérations. Mais sur ce point il n’y a pas consensus.
Le troisième phénomène, est le développement, le plus important en pourcentage, de la chirurgie intime. Surtout la labiaplastie.
La chirurgie des petites lèvres aurait augmenté de 45 % entre 2015 et 2016. Comment l’expliquer ?
Dans certains cas, des petites lèvres trop développées sont une véritable gêne pour des femmes, pour faire du vélo ou lors de l’intromission. Mais il y a un mouvement de mode, lié en partie aux réseaux sociaux, et à celle des maillots très serrés. En Californie, des femmes demandent à ressembler en tout point à une poupée Barbie, avec les petites lèvres ne formant qu’un mince liseré.
Une autre tendance récente est la diminution de la taille du vagin après une grossesse, ou, en médecine esthétique, le développement du point G en injectant de l’acide hyaluronique…
Vladimir Mitz est l’auteur de nombreux ouvrages sur la chirurgie esthétique. Le plus récent est Chirurgie esthétique : pour ou contre ?, Flammarion, 198 pages, 18 €.


Chirurgie esthétique. « Les patients sont souvent trop impatients »

mercredi 18 avril 2018

exploit français:le Pr Lantieri greffe un 3è visage !

Le professeur Lantieri a réussi un pari risqué, une première mondiale!
Un patient atteint de maladie  de Von Reckhlingausen ou neurofibromatose génétique, a dû être regreffé d'un nouveau visage après que la première greffe a subi une destructionn, à la suite d'un traitement antibiotique incompatible avec le traitement immunosuppresseur...
Le patient, qui vient de subir ce 3é changement de son visage, est encore peu éloquent, mais la greffe n°2 a bien réussi techniquement;
De nombreuses questions se posent concernant la la façon dont il va se réidentifier, mais en tout cas cette 41 è greffe  dans le monde démontre l'incroyable énergie du patient et la virtuosité de ses opérateurs!